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il était une fois la vie... Journal intime créé par l.u.n.e.t.o.i.l.e

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Journal public


Préface
 y a une première fois à tout!
 par où commencer...
 tendance
 A la découverte de son corps...
 un si petit être, l'ange de ma vie
 je veux mourir
 pfff...le respect ça existe tu sais!
 je me souviens...
 juste une lettre d'elle...merci.
10   c'était il n'y a pas si longtemps...
11   - instant de vie -
12   les paradis interdis...
13   Ayez la rage!
14   donnez-lui les ailes...
15   juste une petite parenthèse
16   un petit peu plus sur moi
17   je suis...
18   quand tu me diras...
19  les rêves ça poussent sous la pluie...
20   bi,... donnez moi votre point de vue
21   Barbes - Clichy
22   Pourquoi ne pas tout lacher...
23   RE
24   envie de lui...
25   ce Grand bonhome là
26   A toi Julian...
27   et une rupture de plus, une!
28   Je t'aime Julian
29   toujours là
30   besoins sexuels différents
31   Ã©ternels amants
32   c'est ainsi
33   un peu de bonheur, beaucoup de deception
34   L'âge de la souffrance
les rêves ça poussent sous la pluie...      page publique

Les rêves ça poussent sous la pluie, quand la dernière larme fait déborder la rigole et le flot t'emporte loin, très vite et tu ne sens plus le froid, l'eau qui te mouille, et tu respires dans la vague en déclarant aux poissons plutôt creuver que de ne pas vivre, alors ils t'écoutes sachant bien que tu n'es pas d'ici et comme un étranger rentrant chez lui tu vas partir, tu n'es pas de ce monde, et ta femme jalouse, possessive et redoutable a laissé sur toi son parfum tenace et visqueux, Madame la mort ne supporte pas d'incartades, tout juste elle te donne du mou, faire le fanfaron déchiré sur un comptoir à hurler pour un panier de crabes, une tribue de morues et un banc de maqueraux, en brandissant son poing rageur, moi c'est pas ma femme qui porte la culotte, alors ils rient ou s'emeuvent du ridicule ou de la naïveté, et les conversations reprennent, chacun dans sa bulle d'eau propre, les poissons s'en branlent, ils ne viendront pas chez toi vérifier, a-t-on déjà vu un poisson sortir de l'eau et visiter la réalité? Il y a pourtant tant de chose à dire, tant de chose à faire, tant de barreaux à scier avec les dents qui restent, il y a tant de morts à vivre en toi cimetière ambulant de souvenirs de chair et de sang, d'espoirs inassouvis, abbatus en plein vol, tant de haine qui ne se tait que pour reprendre son souffle, tant d'amour jamais si vrai qu'au moment où il fait mal, tant de chose à dire, tant de chemin parcouru pour oublier que les autres qu'on traverse et qu'on transperce pour se retrouver tout rouge, la bouche dégoulinante d'une valve qu'on mache encore, il y a tant de vérités qui ne servent qu'à mentir, tant de merde pour chaque jour sortir de mon cul, il y a tout ce qu'on mange et tout ce qu'on tue, il y a tant d'amis aujourd'hui qui déservent des mots qui flattent mon ego, comme la croupe d'un cheval de labour et qui plonge dans le sillon définitivement impure, il y a tant de feux-follets, femmes étincelantes qui percent ma ténèbre l'espace d'un instant, juste un instant, t'es pas rendu mon gars, il y a tant de chose en toi, alors la marée s'en va et les poisson avec elle, alors planté dans la vase, tu sais qu'elle t'attend, et qu'à mesure que l'eau descend, sous ta peau tu la sens qui recupère son bien, tu lui appartient, alors elle te ramène chez toi, titubant, et te borde dans ton lit froid et elle gelera tes rêves, pour que tu ne t'y noies pas, pas encore, et tu sens ton corps flétrir et racornir sous le gel à mesure qu'à l'interieur gonfle ton coeur, et encore une nuit à attendre de savoir si tu tiendras les pressions, à se demander pourquoi ne pas laisser béton, cette histoire n'est plus la tienne, il est mort depuis longtemps le beau jeune homme au talent, il ne reste que sa rage qui demain te tiendra debout, momie raidie par le froid, avec juste la force de pleurer sous cette putain de pluie...où naissent les putain de rêves.

Mano Solo