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il était une fois la vie... Journal intime créé par l.u.n.e.t.o.i.l.e

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 y a une première fois à tout!
 par où commencer...
 tendance
 A la découverte de son corps...
 un si petit être, l'ange de ma vie
 je veux mourir
 pfff...le respect ça existe tu sais!
je me souviens...
 juste une lettre d'elle...merci.
10   c'était il n'y a pas si longtemps...
11   - instant de vie -
12   les paradis interdis...
13   Ayez la rage!
14   donnez-lui les ailes...
15   juste une petite parenthèse
16   un petit peu plus sur moi
17   je suis...
18   quand tu me diras...
19   les rêves ça poussent sous la pluie...
20   bi,... donnez moi votre point de vue
21   Barbes - Clichy
22   Pourquoi ne pas tout lacher...
23   RE
24   envie de lui...
25   ce Grand bonhome là
26   A toi Julian...
27   et une rupture de plus, une!
28   Je t'aime Julian
29   toujours là
30   besoins sexuels différents
31   Ã©ternels amants
32   c'est ainsi
33   un peu de bonheur, beaucoup de deception
34   L'âge de la souffrance
je me souviens...      page publique

Les larmes m'aveuglent déjà...je n'ai plus la force de repousser les assauts de souvenirs qui me prennent la gorge, m'arrachent des larmes si fervantes qu'elles me laissent impuissante, comme anéantie de solitude.

Avec une sorte de crainte envahissante, je me force à lever les yeux. Un mal de plus me frappe, et je sens que mon visage se ferme. Je ne souris pas. Froidement, comme vers un refuge, je me dirige vers mon piano dont la réalité familière me réclame. Et je ne cesse de me répéter : "c'est grand et blanc. Ca ça ne changera pas. C'est dure, c'est simple. C'est solide. C'est réel."
Je veux effacer ce maquillage de maturité sur le visage de Thomas, lui arracher cette physionomie d'adulte trop grande pour lui, trop grande pour moi...
"Joue,...pour moi", me supplie t-il. Alors je rythme rageusement chaque pensé d'un brusque accord plaqué. Mais je tremble. Sa présence silencieuse et ses yeux sur mes doigts me sont à la fois un supplice lourd et doux.Je m'arrête. Je m'en veux. Je laisse échapper un "pardon" inaproprié. "Tu es lâche, me répétais-je. Tu n'as pas le droit de parler avec cette voix de petite fille sage. Tu refuses un moment de franchise brutale. Allons! quitte ce décor d'insouciance, il y a bien longtemps que tu n'y a plus le droit." L'impossibilité où je me trouve de laisser couler mes larmes m'est un supplice cruel, que j'accepte comme une punition méritée. Oui je suis coupable...ses yeux d'or liquides c'est moi qui les ai blessé...