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zinzolin et autres fantaisies Journal intime créé par zinzolin

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 clap de début !
 Ahhh Cali (pages)
 Austérienne pas austère
 Ex-exaltée, devenue calme...
 Contente, moi !!!
 Mystérieux Mister T...
 Concert j-3
 Mister T. vol.2
 Recherche gentille sorcière pour magie blanche
10   Recherche gentille sorcière pour magie blanche
11   Ecriture, drogue douce...
12   C'est dur de vieillir
13   Tendre et perfide Théo
14   Instants d'éternité...
15   Bof...
16   Redondant Théo...
17   Bonheur...
18   J'ai horreur de l'amour
19   Réflexions un jour de pluie
20   Simple gribouillis
21   Vieille Lolita
22   Echauffement
23   Marre de Théo
24   de retour...
25   Accrochez-vous ! (mes rares lecteurs...)
26  Pour maman
27   de retour...
28   Jon...
29   Mieux
30   Cousin, première
31   Bon anniversaire, maman
32   cousin, deuxième
33   nico, fin ?
34   Nico, encore
35   sur la route du retour
36   sur la route du retour
37   sur la route du retour
38   histoires d'O
39   Ã©trange inquiétude
40   Théo is back
41   ras-le-bol
42   patate de nouveau
43   Putain de vie
44   Putain de vie
Pour maman      page publique

Je ne suis pas venue écrire depuis une éternité. Une éternité... C'est le sentiment que j'ai, depuis ce foutu 16 décembre, 13 heures environ, mon petit frère Julien, 23 ans, a retrouvé le corps de ma petite mère adorée tourné vers le sol, la main sur le coeur, la bouche pleine des cachets qu'elle venait d'avaler. Déjà froide. Elle a pris toutes ses amphétamines. Putain de jeudi. Je savais que je n'aimais pas ce jour de la semaine, maintenant j'ai l'explication. Maman est morte. Suicidée. Maman !!! La personne la plus extraordinairement vivante, la plus aimante, chaleureuse, merveilleuse que j'aie jamais connue ! Une belle âme, donnant son amour sans compter, une personne douce et gentille, MA MAMAN !!! Merde alors, je n'arrive même pas à réaliser. Le jour de son enterrement, j'étais comme coupée de moi-même, je n'arrivais même plus à pleurer. C'est absurde. Je crois que je n'ai pas encore totalement réalisé. Elle avait 46 ans. Elle était d'une beauté limpide, pure, vive, rigolote. Elle était aimée plus que quiconque (l'église était trop petite pour contenir les gens venus la pleurer). Elle nous laisse démunis, le manque est terrible, et pourtant je vais m'accrocher. Pour elle, je n'ai pas le droit de lâcher prise. Nous avons commencé l'aventure des ateliers d'écriture ensemble, je vais la vivre pour nous deux. Et puis je me bats pour mon beau-père, qui est ravagé de chagrin, et pour Jérémy, mon petit frère de 18 ans qui a besoin de notre soutien.
Dur, la vie nous joue un putain de sale tour ! Tu étais si mal, maman, mais j'aurais jamais cru que c'était à ce point-là. Je suis persuadée que maintenant, tu es heureuse. En paix. Tu le mérites. Je t'aime, maman, et je vais faire un magnifique bébé qui sera fier de toi.