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zinzolin et autres fantaisies Journal intime créé par zinzolin

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 clap de début !
 Ahhh Cali (pages)
 Austérienne pas austère
 Ex-exaltée, devenue calme...
 Contente, moi !!!
 Mystérieux Mister T...
 Concert j-3
 Mister T. vol.2
 Recherche gentille sorcière pour magie blanche
10   Recherche gentille sorcière pour magie blanche
11   Ecriture, drogue douce...
12   C'est dur de vieillir
13  Tendre et perfide Théo
14   Instants d'éternité...
15   Bof...
16   Redondant Théo...
17   Bonheur...
18   J'ai horreur de l'amour
19   Réflexions un jour de pluie
20   Simple gribouillis
21   Vieille Lolita
22   Echauffement
23   Marre de Théo
24   de retour...
25   Accrochez-vous ! (mes rares lecteurs...)
26   Pour maman
27   de retour...
28   Jon...
29   Mieux
30   Cousin, première
31   Bon anniversaire, maman
32   cousin, deuxième
33   nico, fin ?
34   Nico, encore
35   sur la route du retour
36   sur la route du retour
37   sur la route du retour
38   histoires d'O
39   Ã©trange inquiétude
40   Théo is back
41   ras-le-bol
42   patate de nouveau
43   Putain de vie
44   Putain de vie
Tendre et perfide Théo      page publique

J'ai connu Théo le soir de la Saint-Patrick. J'avais eu dix-huit ans une semaine auparavant, et honnêtement, "je défie quiconque de dire que c'est le plus bel âge". Pour moi, c'était un âge merdique, obscur, embrumé. Les découvertes fondamentales de mes quinze-dix septans étaient derrière moi, j'avais la nausée, la sensation de ne rien savoir, de ne rien maitriser, de ne pas savoir qui j'étais et ce que je voulais faire de ma peau. J'étais désespérément et platoniquement amoureuse d'un homme archi marié (et avec une femme que j'appréciais, qui plus est), je ne me voyais pas rejoindre le monde des adultes que je trouvais bien tiède et terne, et en même temps je ne me sentais pas à l'aise avec les gens de mon âge, que je trouvais sans intérêt. J'ai passé mon dix-huitième anniversaire à pleurer, de rire, de dépit, que sais-je, sur ma merveilleuse enfance enfuie...
Ce fameux 17 mars 1995 (putain, bientôt dix ans !!!), je ne me serais jamais douté que je tomberais face à face avec l'Amour fou, et que ça changerait le cours de ma vie. Revenons à la soirée Saint-Patrick. Le groupe qui jouait (essentiellement composé de copains) comptait ce soir-là un membre que je n'avais jamais vu. Je vois un sublime jeune homme à l'air juvénile, les cheveux frisés et un regard délicieusement candide. Le jeune homme quitte la scène, va aux toilettes des dames, je lui dis qu'il est un peu gonflé et il me répond avec un exquis accent anglais : "c'est plus propre". Ca parait con, quand c'est raconté de façon aussi pragmatique, en réalité je tenais à peine sur mes jambes, je suffoquais déjà, il m'a invité à boire une coupe de champagne et j'ai bien dû boire une bouteille pour tenir le choc. Théo dormait chez des amis, j'étais venue avec mes parents et je leur ai dit que je partais avec mon bel inconnu... Bien que ma mère soit très libérale, elle a été un peu déroutée à l'idée que sa petite fille allait passer une nuit délirante... avec un homme qui s'avéra avoir trente-huit ans, soit 20 ans précisément de plus que moi, un fils de 10 ans présent ce soir-là, qui a vu son père embrasser passionnément une jeune fille avec qui il avait une différence d'âge moins importante !!!
Ah... Les premiers baisers de Théo... Juste ses baisers... Piège exquis et terrifiant, une douceur presque insupportable... Lorsque nous nous sommes retrouvés dans la chambre, j'étais tétanisée, par son âge, par le charme qu'il exerçait sur moi. J'ai goûté sa peau, et cet instant de fièvre et de feu, je le ressentirai toujours au plus profond de ma chair... La première fois, c'est toujours la plus planante... Ensuite, des nuits durant, lorsqu'il est reparti à Genève retrouver son amie (déjà malhonnête, il m'avait caché son existence), j'ai eu du mal à dormir, ayant l'étrange sensation de ses caresses dans mon dos, sur mes seins, sur chaque centimètre de mon corps offert.
J'étais foutue, dans ses filets, je ne le savais pas encore, mais j'avais rencontré l'homme que j'aimerai ma vie durant. Sans espoir de vivre avec lui... Qu'importe ! Je me fous de ne pas partager le quotidien de Théo, avec lui j'ai partagé l'éternité, l'absolu, le merveilleux... Alors les lessives, la vaisselle à faire, ses chemises à repasser, Marianne peut s'en charger !!!
J'arrête, je parlerai souvent de Théo, il fait tellement partie de moi que je lui parle tout le temps. Et je le connais tellement bien que j'entends ses réponses...