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zinzolin et autres fantaisies Journal intime crťť par zinzolin

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Prťface
 clap de d√©but !
 Ahhh Cali (pages)
 Aust√©rienne pas aust√®re
Ex-exaltée, devenue calme...
 Contente, moi !!!
 Myst√©rieux Mister T...
 Concert j-3
 Mister T. vol.2
 Recherche gentille sorci√®re pour magie blanche
10   Recherche gentille sorci√®re pour magie blanche
11   Ecriture, drogue douce...
12   C'est dur de vieillir
13   Tendre et perfide Th√©o
14   Instants d'√©ternit√©...
15   Bof...
16   Redondant Th√©o...
17   Bonheur...
18   J'ai horreur de l'amour
19   R√©flexions un jour de pluie
20   Simple gribouillis
21   Vieille Lolita
22   Echauffement
23   Marre de Th√©o
24   de retour...
25   Accrochez-vous ! (mes rares lecteurs...)
26   Pour maman
27   de retour...
28   Jon...
29   Mieux
30   Cousin, premi√®re
31   Bon anniversaire, maman
32   cousin, deuxi√®me
33   nico, fin ?
34   Nico, encore
35   sur la route du retour
36   sur la route du retour
37   sur la route du retour
38   histoires d'O
39   √©trange inqui√©tude
40   Th√©o is back
41   ras-le-bol
42   patate de nouveau
43   Putain de vie
44   Putain de vie
Ex-exalt√©e, devenue calme...      page publique

Jon the stud... Je crois au hasard objectif, toi qui lit Descartes, là il s'agit de Blaise Pascal... Nous sommes déterminés à faire certaines rencontres, à vivre certaines choses à des moments précis de notre vie... Les croyants appellent cela "la destinée", les philosophes ont plutot tendance à appeler cela "le hasard". Jusqu'à maintenant, je n'arrivais pas à lire ton journal, ce qui explique mes questions totalement hors de propos...
Maintenant, j'ai l'impression d'avoir quelques "pistes". Je comprends ce que tu as vécu. Sans avoir connu tes expériences au niveau drogue (j'ai fumé quand j'étais étudiante, mais sans plus, plutot de façon conviviale dans des soirées), j'ai expérimenté mes propres limites. Toujours borderline. J'étais persuadée que vivre, c'était flirter avec son propre anéantissemnt, être en permanence au bord du précipice. TOUT ce que je vivais, ressentais, devait être intense et démesuré. Les petits bonheurs de la vie (comme ceux que tu décris si joliment : ta rencontre avec l'écureuil, ou le coup de fil avec ton petit frère) me semblaient fades et sans intêret. Alors, pour me sentir vivante, je me suis jetée :
1/ dans la consommation irraisonnée de sexe, à la limite de la nymphomanie. Il fallait que je baise, tout le temps, sans sentiments, avec un, voire une, voire plusieurs partenaires. Je me suis retrouvée dans des lits de parfaits inconnus, dont j'ai oublié jusqu'au prénom, à implorer "sodomise-moi", alors que je suis plutot pudique naturellement. Moi qui ado, affirmait ne pouvoir baiser sans amour, je n'attendais des visages aveugles avec qui je baisais que quelques rencontres furtives dans des stades, des ascenseurs d'immeuble, des apparts froids... Ma drogue, c'était le sexe, j'avais une sensation si grisante et exaltante de pouvoir sur tous les mecs que je baisais !!! Et je me foutais royalement de les faire souffrir... Certains en ont été blessés, mais en réalité, c'est à moi que je faisais du mal. Sans m'en rendre compte, je me suis épuisée moi-même à ce petit jeu de vampirella. Parce qu'au fond, je suis un pur concentré de romantisme, une grande amoureuse à la sensibilité à fleur de peau. A 20, 21 ans, je me sentais déjà très vieille, bonne à jeter comme une pauvre vieille pute.
2/ Deuxième exaltation, j'ai vécu une passion dévorante avec le fameux Mister T., qui va doucement sur ses 50 ans. (Il en avait 40, à l'époque). Je l'ai aimé comme une forcenée, je serais morte pour lui et d'ailleurs j'ai essayé de mourir lorsque j'ai senti que c'était fini.
Tout cela m'a conduit, comme toi, aux portes de la folie. A la suite de 2 tentatives de suicide successives, je me suis retrouv√©e, en pleine crise maniaque, √©berlu√©e, √† la masse, √† l'h√īpital psychiatrique le plus dur de ma r√©gion. J'y suis rest√©e 2 mois. J'ai mis longtemps √† m'en remettre, et c'est seulement lorsque j'ai rencontr√© mon mari, qui est un √™tre adorable, patient, solide et attentionn√©, que j'ai commenc√© √† gu√©rir vraiment. C'est son amour qui m'a sauv√©, √ßa parait con et clich√© mais c'est pourtant vrai. Je l'aime pour la vie, quel que soit le bout de chemin qu'on fait ensemble...
Jon the Stud, si je t'ai virtuellement rencontré, c'est grace à ce bon vieux hasard objectif qui nous marque dès la naissance. Ca fait du bien de savoir que tu es là.
Au fait, je m'appelle Emilie.
Je t'embrasse