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Loïc Journal intime créé par petite.fille

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 Prologue
 Lettre (1)
 Lettre (2)
 Lettre (3)
Lettre (4)
 Lettre (5)
 Lettre (6)
 Lettre (7)
 Lettre (8)
10   Si tu savais ...
11   Mon amour...
12   Tu es mon rêve ...
13   T'aimer...
Lettre (4)      page publique

Je n'attendais plus rien de ma propre vie, je pensais même que la vie ne valait pas la peine d'être vécue. Puis, je vous ai rencontré... Dès la première fois que je vous ai croisé, mon regard s'est accroché à vous, et il n'a plus réussi à s'en détacher... Vous avez sûrement dû vous demander ce que je voulais et pourquoi je vous regardais avec insistance. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, mais j'étais sûre d'une chose, c'est qu'il fallait que je vous revoie... Et je vous ai revu. De plus en plus, de plus en plus longtemps. Je vous regarder travailler, j'ai commencé à sécher les cours pour vous voir, mais je ne prenais pas encore ça au sérieux. Quelques jours après, j'étais à la cantine et vous êtes passé derrière la vitre. La copine qui était avec moi avait dû s'agiter et faire des signes dans mon dos car je me suis retournée, et là, mon coeur s'est arrêté de battre; le monde a retenu sa respiration pendant quelques secondes: votre visage a changé d'expression, vous avez rougi, et j'ai vu le plus beau sourire du monde... Vous pourriez faire fondre un radiateur avec ce sourire... Un jeudi après-midi, j'avais écrit une lettre à mon copain de l'époque et j'étais venue la montrer à une amie à moi. Il était environ 16h55, je suis rentrée dans le lycée car il pleuvait dehors. Et vous étiez là, dans le hall, en train de parler aux surveillants, avec une énorme ventouse rouge dans les mains. a vrai dire à ce moment, je vous avais un peu oublié. Je suis allée m'asseoir dans un coin en attendant la sonnerie. Il devait être 16h59 quand vous êtes passé devant moi. Nos regards se sont croisés, je m'en souviens comme si c'était hier. A cet instant précis, j'ai compris que ce n'était pas à mon copain que j'avais pensé en écrivant cette lettre, mais c'était à vous...
je sais que ni vous, ni personne ne prend au sérieux ce que je ressens à votre égard...
J'ai connu ce que ça fait d'avoir mal, d'aimer tant qu'on ne veut que s'enlever la vie, de ne plus vouloir exister, de vouloir disparaître, de souffrir en ne jetant qu'un regard sur la personne désiré, que notre coeur ne supporte plus de battre pour cet personne, qu'il voudrait cesser cette lutte enragée, mourir. Je sais ce que ça fait d'avoir attendu si longtemps pour quelqu'un et que le jour où l'on croit que le paradis est ouvert a nous, qu'il se referme en un éclair. Que tous nos espoirs, tous nos rêves deviennent un cauchemar éveillé. Que tout ce que l'on aurait pu penser, ne soit