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Loïc Journal intime créé par petite.fille

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 Prologue
Lettre (1)
 Lettre (2)
 Lettre (3)
 Lettre (4)
 Lettre (5)
 Lettre (6)
 Lettre (7)
 Lettre (8)
10   Si tu savais ...
11   Mon amour...
12   Tu es mon rêve ...
13   T'aimer...
Lettre (1)      page publique

Commençons par la fin... Voici une lettre, qui lui était adressée. (attention c'est long!)


Mercredi 14 Mai

Aujourd'hui le soleil ne s'est pas levé sur Bussy-St-Georges...
Je suis restée assise seule sur un banc au milieu du couloir, en attendant de voir surgir votre silhouette d'un moment à l'autre. Mais vous n'étiez pas là...
Ce matin la ville était sans âme, les chansons étaient étaient sans musique et les couleurs sans éclat.
ce matin il manquait quelque chose... quelqu'un. Pas seulement le monsieur qui tond la pelouse ou l'ouvrier à la boucle d'oreille, il manquait ma raison de me lever le matin, ma raison d'aller à l'école, ma raison de sourire, ma raison de vivre...

Je ne peux pas connaitre tous les gens que vous connaissez, ni les endroits où vous allez. Je ne peux pas comprendre toutes les choses que vous dites, ni les émotions que vous ressentez. Je ne suis qu'une petite fille, perdue dans un monde trop grand pour elle. Vous êtes si loin de moi, les barrières sont trop solides; jamais je ne parviendrais à les briser. On dit que la volonté permet d'arriver où l'on souhaite; mais j'ai trop perdu confiance en moi, je voudrais tant revenir en arrière... Je ne peux pas être celle que vous attendez, celle qu'il vous faut, ni celle que vous aimerez. Je ne peux pas être parfaite, ni avoir un comportement aussi mature que vous le voudriez. A quoi bon se battre pour une cause perdue d'avance? surtout si le prix à payer est plus élevé que la somme que l'on possède. Je me promène en cette nuit noire, parmi les étoiles de la voie lactée, et je dors paisiblement entre vous et vos rêves, tout en sachant que jamais je ne serais à la hauteur... Je ne peux pas être prise au sérieux, ni écoutée,par quelqu'un comme vous. Mais croyez-moi, je peux aimer avec mon coeur, je peux aimer quelqu'un comme vous... Vous traversez le couloir d'un pas assuré, y répandant une lumière aveuglante pour les petites filles comme moi. La beauté est-elle un terme assez fort pour exprimer ce que je vois? Vos yeux sont pour moi la preuve que j'existe, lorsque nos deux regards se croisent, je sais que je suis en vie. Je ne pourrais jamais vous dire ces paroles en face, mais n'oubliez jamais que quelque part sur cette terre, une petite fille pense à vous...