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Un instant d'Eternitť Journal intime crťť par pepinette

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Prťface
 Ecriture secr√®te
 Le sortil√®ge s'enfuirait-il ?
 Le calme apr√®s la temp√™te
 Notre √©trange bal masqu√©
 L'arrogant gendarme et la duchesse aux pieds nus
 Ecriture clandestine
 Discussion polissonnes entre filles
 Il ne fait pas bon √™tre une jeune-fille...
 Ouais et si je pensais √† m'√©clater ?
10   La l√Ęchet√©, √ßa suffit.
11   L'√©criture d'un journal
12   Parano√ģa niveau 9 !!!
13   Je n'aime pas le quatorze juillet
14   A√ģe A√ģe A√ģe
15   L'√©t√©
16   Danser avec le feu
17   Emotions
18   Une, deux ! Une, deux !
19   Il s'appellera Zut, et le prochain se nommera Flute !
20   P√©pi, P√©pi Croquettes !
21  Des p√®p√®tes pour Pepinette !
22   Je ne suis pas romantique
23   Il faut que...
24   Ce qui fut fait ...
25   Cette nuit : une mort √©vitable.
26   Il est revenu...
Des p√®p√®tes pour Pepinette !      page publique

Hier matin, mon second employeur -pour lequel j'exerce des vacations- m'a contactée par téléphone : il souhaite me réembaucher pour 2004/05.
L'an dernier, j'avais appris le renouvellement de mon contrat une semaine après la rentrée, mais je n'étais pas inquiète : je pourrais aussi travailler ailleurs; cependant j'aime bien cet établissement.
Je me suis donc rendue sur place hier afin que nous discutions de ma charge hebdomadaire. Ils m'ont proposé 322 heures annuelles, l'an dernier j'en ai effectué 195, ce qui est une belle évolution.
Un regret toutefois, il est fort possible que mon collègue vacataire ne soit pas réembauché, non pas en raison du volume qui m'est attribué mais pour des raisons professionnelles.
Je m'arrete momentanément : quelqu'un de bavard dans le bureau.

JE continue.
Je me sens un peu coupable par rapport à l'autre vacataire, bien que je ne sois pas responsable. C'est
pesant ce sentiment de culpabilité.
Pour en revenir à ce second travail, il me plait.J'ai pourtant rencontré beaucoup de difficultés au départ, j'ai failli démissionner : je detestais la représentation qu'ont les jeunes du prof. Quand j'interviens en prévention, je suis bien accuillie et les personnes me font confiance. Quand je suis prof, je suis obligée parfois d'user de l'autorité de ma fonction. Je me souviendra toujours de mon premier cours : un élève avait oublié le cahier d'appel, je lui ai demandé d'aller le chercher et il s'est immédiatement levé. J'ai éprouvé un malaise face à cette obeissance. Par la suite, j'ai eu des problèmes pour m'imposer, évidemment ! L'an dernier, en revanche, tout s'est bien passé. Les élèves m'appréciaient et nous avons pu réaliser un recueil avec leurs textes, je ne sais qui d'eux ou de moi étaient les plus fiers. J'ai affaire à un public qui n'aime pas du tout l'école et pourtant le courant passe. En effet, mon travail principal de prévention me permet de comprendre leurs attitudes et comportements, de les remettre à leur place avec humour et aussi de mettre en valeur ce dont ils sont capables. Je suis donc bien contente de recommencer. Et en plus, j'adore corriger leur rédaction. Certains ont du talent, une sensibilité qui transparait à l'écrit. Il faut dire que les sujets sont inspirés des travaux des ateliers d'écriture. Et puis, j'apporte des objets mystérieux dont il faut découvrir le secret, des photos etc.

A part cela, j'ai lu hier un ouvrage sur le zen. Je partageais tout à fait l'approche de ces anciens auteurs -voire très anciens auteurs- mais je me suis rendue compte que je suis emprisonnée dans un mode de vie occidental et qu'il m'est impossible d'y échapper. D'y échapper totalement. Et je sais -pour l'avoir expériemnté- que si je refuse ce mode de vie dans ces grandes lignes (travailler pour vivre, payer ce que je consomme etc), je redeviendrai marginale. Or, un marginal -à l'exception des SDF complètement désociabilisés- apprtient aussi au système. Le RMI, la Carte Vitale, les petits boulots, la manche... sont en relation avec les activités des actifs directement ou indirectement. Nous faisons tous partie de notre société et j'espère que l'on continuera de laisser de la place à ceux qui ont du mal (bien qu'ils disent qu'il s'agit d'un choix) à assumer une vie active.
Je ne serai jamais zen, dommage...
Mais je ne serai pas non plus formatée à 100%, il est trop tard pour moi !
Sinon, j'ai exp√©riement√© les kiwidos; je peux faire plein de choses avec et je r√©alise que mes ann√©es de danse m'aident √† manipuler ces accessoires. C'est agr√©able de faire courir ces rubans autour de soi, de s'en rendre captive et soudain de les √©loigner, les ma√ģtriser, les faire voler, spiraler. C'est un peu comme jouer avec le vent. Cela d√©lasse et puis c'est beau, de faire du beau avec soi.
Je vous souhaite aujourd'hui de faire du beau avec vous !