JOURNAUX PUBLICS   JOURNAUX COLLECTIFS   MON PROFIL

 


Un instant d'Eternitť Journal intime crťť par pepinette

PLACER UN MARQUE PAGE | AJOUTER LE CONTACT AUX FAVORIS |
Ce journal est partiellement publique
Journal public


Prťface
 Ecriture secr√®te
 Le sortil√®ge s'enfuirait-il ?
 Le calme apr√®s la temp√™te
 Notre √©trange bal masqu√©
 L'arrogant gendarme et la duchesse aux pieds nus
 Ecriture clandestine
 Discussion polissonnes entre filles
 Il ne fait pas bon √™tre une jeune-fille...
 Ouais et si je pensais √† m'√©clater ?
10   La l√Ęchet√©, √ßa suffit.
11   L'√©criture d'un journal
12   Parano√ģa niveau 9 !!!
13   Je n'aime pas le quatorze juillet
14  A√ģe A√ģe A√ģe
15   L'√©t√©
16   Danser avec le feu
17   Emotions
18   Une, deux ! Une, deux !
19   Il s'appellera Zut, et le prochain se nommera Flute !
20   P√©pi, P√©pi Croquettes !
21   Des p√®p√®tes pour Pepinette !
22   Je ne suis pas romantique
23   Il faut que...
24   Ce qui fut fait ...
25   Cette nuit : une mort √©vitable.
26   Il est revenu...
A√ģe A√ģe A√ģe      page publique

Il y a des matins propices, o√Ļ tout semble collaborer avec soi ,afin que l'on arrive √† l'heure au travail. Lev√©e √† une heure presque raisonnable, je parviens √† boucler mes petites activit√©s matinales sans trop d√©border du timing.
Je ferme la maison et m'en vais lib√©rer les chats du bas -ceux qui dorment √† la cave. On se salue, on se cajole, je distribue le petit-d√©jeuner et je m'appr√™te √† partir lorsque. J'entends le voisin. IL me parle, l√†; √† c√īt√©, dans le champ.Et soudain, il prononce le mot terrible. Je crois avoir mal entendu, je r√©p√®te le mot, point d'interrogation √† la clef. Il confirme. Ni une, ni deux, je ferme le jardin et je pars √† la rencontre du voisin. " Il y en a trois" me dit-il. " Trois ? Non, ce n'est pas possible." Je crois que je m'efforce de me convaincre. Effectivement, ce n'est pas possible. M√™me un, ce serait impossible.
" Je vais vous les montrer, ils sont sous le buisson". Je je me courbe, je jette un oeil, je n'en vois qu'un, mais cela suffit. " C'est qui, qui les a faits ? " que je demande. " C'est elle ,celle qui a une tache sur le nez". " Ah ben ,non, celle-ci, elle est st√©rilis√©e, impossible. De toutes fa√ßons, j'ai fait st√©riliser tous les chats d'Ang√®le". J'entends du bruit derri√®re nous, la grand- m√®re ! Autant le fils est compr√©hensif, autant sa m√®re du haut de ses quatre-vingts et quelques ann√©es ...l'est beaucoup moins: " C'est celle-l√†, celle qu'a la tache sur le nez. Melle P., vous nous avez dit que ca ne recommencerait pas... C'EST ELLE-L√†..." . Barbouille ne peut √™tre la m√®re coupable, elle a √©t√© st√©rilis√©e. La dame poursuit : " Ce matin , je l'ai vue avec eux". " Non, madame C, je viens de leur ouvrir." "Si, si, c'est elle". "Ben, demandez √† votre fils". Il acqui√®sce. Ouf ! Un alli√©. " C'est que, poursuit la vieille dame, vous voyez pas tout ce que j'enl√®ve d'excr√©ments dans ma cour...". C'est reparti et patati et patata... " Bon, je vais les capturer avec un pi√®ge et je vais leur trouver des ma√ģtres..." Mon ton est persuassif alors que'en v√©rit√© je suis vraiment dans la mouise : la derni√®re fois, que j'ai d√Ľ caser des chatons, il a fallu parcourir des kilom√®tres pour leur trouver une SPA qui ne soit pas un mouroir. J'en ai garder trois sur quatre ! Personne ne le sait dans le village et comme les chats se ressemblent tous deux par deux : deux gris, deux tigr√©s, deux bicolores; tous croient que je n'ai que trois chats!

Alors c'est reparti : 1) la capture; 2) le placement et entre temps l'hebergement. A√ģe A√ģe A√ģe. Il faut encore trouver la m√®re coupable, persuader son ma√ģtre de la faire st√©riliser. Le mieux serait encore qu'elle n'ait pas de ma√ģtre. Je pourrais ainsi la capturer, la faire op√©r√©r et la rel√Ęcher... et dormir tranquille pendant un ou deux ans en attendant que M√®re Nature ne poursuive son oeuvre.
Vous ne voulez pas un chaton ? Je peux vous le faire stériliser et tatouer gratos, à condition que vous vous engagiez à le garder avec vous jusqu'à son dernier souffle quoi qu'il advienne.