JOURNAUX PUBLICS   JOURNAUX COLLECTIFS   MON PROFIL

  


Un instant d'Eternité Journal intime créé par pepinette

PLACER UN MARQUE PAGE | AJOUTER LE CONTACT AUX FAVORIS |
Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 Ecriture secrète
 Le sortilège s'enfuirait-il ?
 Le calme après la tempête
 Notre étrange bal masqué
 L'arrogant gendarme et la duchesse aux pieds nus
 Ecriture clandestine
 Discussion polissonnes entre filles
 Il ne fait pas bon être une jeune-fille...
 Ouais et si je pensais à m'éclater ?
10   La lâcheté, ça suffit.
11   L'écriture d'un journal
12  Paranoîa niveau 9 !!!
13   Je n'aime pas le quatorze juillet
14   Aîe Aîe Aîe
15   L'été
16   Danser avec le feu
17   Emotions
18   Une, deux ! Une, deux !
19   Il s'appellera Zut, et le prochain se nommera Flute !
20   Pépi, Pépi Croquettes !
21   Des pèpètes pour Pepinette !
22   Je ne suis pas romantique
23   Il faut que...
24   Ce qui fut fait ...
25   Cette nuit : une mort évitable.
26   Il est revenu...
Paranoîa niveau 9 !!!      page publique

Cette nuit, j'étais inquiète : j'avais peur du noir ! Cela m'arrive très rarement et quand cela se produit ma soirée devient burlesque. C'est du moins ce qu'il en ressort ... le lendemain au réveil !

J'habite une petite maison dans un petit hameau au bord d'une route. Mon compagnon a son propre appartement, et nous avons convenu -pour veiller à ne pas agresser ma farouche indépendance- que je disposais de deux soirées par semaine !
Deux soirées de liberté absolue : danse de sioux dans la cuisine, musique ringarde à fond, sieste à volonté, chips et chocolat si envie,lecture à gogo, ou paresse et inactivité absolue! A la carte.

Hier, j'étais donc seule. J'ai lu de 18 à 23 heures, et je suis allée me coucher. Seulement, j'étais inquiète : pour la première fois, j'allais dormir seule dans les combles que nous avons finies d'aménager samedi. Le problème ne fut pas de dormir seule, j'ai l'habitude ,et je préfère d'ailleurs dormir seule; le hic était ailleurs : la nouvelle chambre se situe dans la première partie de la maison, et celle-ci est protégée de l'extérieur par une très vieille porte qu'un coup d'épaule défoncerait.
J'ai un sommeil de plomb : rien ne me réveille. Et mon chien, censé avoir l'oreille fine, est encore pire que moi. Je décidais donc hier de mettre en oeuvre des tratégies qui me permettraient d'entendre l'éventuelle entrée d'un intrus.
Je commencais par disposer, derriere la porte coupable, une échelle en aluminium dont la chute bruyante devrait m'alerter ( paranoiâ niveau 1). Mais redoutant que l'un de mes chats ne la fasse tomber et ne me réveille en pleine nuit pour rien , je glissais derrière la porte un gros bidon de pétrole. Je m'attaquais ensuite aux portes battantes de la salle de bain, laquelle comporte l'escalier qui donne sur la chambre. Je glissai derrière l'une des portes entrouvertes (pour faciliter la circulation de mes animaux) ma pubelle métallique à recyclage papier. Si l'on bouge cette poubelle, son couvercle grince, hé, hé! (paranoîa niveau 2). Je gravissais ensuite l'escalier dont la dernière marche accède à la chambre. Je pose devant la dernière marche, une petite table afin que l'Intrus s' y cogne ( niveau de paranoîa 3). Mais j'observe qu'un petit passage persiste et que si l'agresseur n'est pas gras, il pourrait bien s'y faufiler en toute discrétion. Je pose donc à côté de la table une grosse litière obstruant totalement le passage.
(niveau 5). Je me glisse ensuite dans le cagibi qui donne sur une pièce minuscule au toit déglingué. "Si on retire une tuile, après être monté sur le toit de la grange qui est bas, on peut passer!".Bien-sûr... Mon imagination fait des merveilles. Je bloque la porte du cagibi qui ouvre sur la petie pièce avec un gros coffre en bois sur lequel je pose un lourd sac de plâtre ( niveau 6 de paranoîa).
Je pose ensuite mon porte-manteau à pied métallqiue ( une relique que je tiens de ma grand-tante) de vant l'entrée du cagibi : si l'intrus déboule par là, il fera tomber le porte-manteau ( niveau 7 de paranoîa... Ca devient grave). Je me couche, à mes côtes mon téléphone sans-fil -on ne sait jamais!-, j'aperçois le fil en fer qui pendouille du réveil et pleine de perspicacité, je pense que l'on pourrait m'étrangler avec. Je glisse le réveil sous le lit ( niveau 8 de paranoîa).
(Je ne me suis d'ailleurs pas réveiller à l'heure ce matin... )
Je me détends, je me sens sereine, calme, j'éteins la lumière, je ferme les yeux, prète à dormir ( curieux : un tel cinéma pour sombrer dans le sommeil!). Et puis, allez savoir pourquoi je rouvre les yeux et mon regard s'accroche à une énorme silhouette noire surmontée d'une grosse tête. Merde, le porte_manteau, mais c'est quoi c'tte tête au-dessus ? J'allume : mon chapeau de paille. Je me lève, j'ai peur de ma peur ( niveau 9, atteinte gravissime de paranoîa). Et si je me réveillais toute ensomeillée et que je croyais qu'il y a quelqu'un là à un mètre de moi ? Je me lève, je pousse le porte-manteau afin qu'il ne soit plus éclairé par la lumière extérieure du velux ( dont la fermetutre fut bien-sûr préalablement vérifiée!). Je me recouche, j'éteins, l'ombre du porte- manteau projette deux cornes, je pense au diable, mais il me fait beaucoup moins peur qu'un Intrus ! Je m'endors comme un bébé !