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Ce qui ne tue pas, rend peut être plus fort Journal intime créé par Desdémonia

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 Le début de la chutte
 La dureté de la vie
 Le fond de mes entrailles.
 Mon secret le plus sombre
 Je n'aime plus les fêtes de fin d'année
 Point de non retour
 Je (ne) vais (pas) bien, ne t'en fais pas.
 Comprendre le sens et la portée des mots...
 (Dé)Compression
10   Contre-coup
11   Wrecking Ball
12   Oxygène?
13   "Amitié"
14   nouvelle année, meilleure vie?..
15   Un éternel recommancement...
16   un éternel recommencement...
17   Merde. Je ne suis rien. Rien.
18  La chute... Sans fond
19   Page sans titre
La chute... Sans fond      page publique

J'écris rarement ici mais quand je le fais c'est que l'heure est grave. 

Je suis en arrêt depuis bientôt 7 mois... Avec une hospitalisation en urgence de 4 mois en clinique psychiatrique, shootée aux médocs bien comme il faut pour me faire lâcher prise. Fallait comprendre entre ma premiere hospi y'a 10 ans et là j'ai tout accumulé, j'ai été plus loin que je ne l'aurai cru. Même la psychiatre de la clinique était ahurie dans l'état dans lequel j'étais, jusqu'où j'avais été pour ne pas sombrer, au delà de mes limites, si profond, qu'il m'était impossible de pleurer ou de ressentir une seule émotion.

Je suis sortie début avril car ça allait.

En soit ça va... Si je ne comptais pas les inombrables insomnies, malgré les somnifères et les anxiolytiques par camion.... Mes parents ont même été jusqu'à m'acheter une couverture pondérée gravité afin de calmer mes crises, elle a fonctionné je crois les premiers jours. Mais aujourd'hui je crois que rien n'a fonctionné.

Aujourd'hui a été une journée sans. La journée sans, que je n'avais jamais vécu jusqu'ici. A pas réussir à me lever du lit, prise de nausées terrible, un mal de tête à vouloir s'éclater la tête contre un mur, et cette envie de rien faire.

Ce soir, cette nuit, à cet instant là, Je n'arrive pas dormir, le mal de tête retembourine dans ma tête, et quelque chose en moi veut sortir... Ou quelqu'un. Qui veut hurler... Hurler sa colère, son ras le bol, sa fatigue, qui en veut à son cerveau de pas vouloir dormir, de pas couloir arrêter de cogiter pile au moment du coucher. Ce cerveau qui a peur enfait d'aller au lit... Comme un enfant...

Depuis quelques jours je fais des cauchemards, qui sont que je suis réhospitalisée, mais de force, sans mon mot à dire, pourtant je n'en ressens pas le besoin comme en novembre. Au contraire dans ses cauchemards je me bats pour sortir mais je n'y arrive pas et je me réveille térorisée, traumatisée. Il y a d'autres cauchemars aussi, mais je ne m'en souviens pas toujours, juste la sensation de peur et d'angoisse qui est présente au réveil.

J'ai peur de dormir car j'ai peur d'affronter mon subconscient ou inconscient (je ne sais jamais quelle est la différence). Mais le matin il m'est impossible de me lever. Il y a eut un mieux il y a une période mais les vieux démons finnissent toujours par ressurgir.

Alors j'ai envie d'hurler pour vider toutes ces émotions mais avec un chéri qui dort et des voisins c'est impossible. Peut être que simplement l'écrire ferait la même action de libération mais j'ai un doute.

La journée je m'occupe plus ou moins mais j'ai toujours l'esprit chargé de telle ou telle chose, qu'il n'y a que le soir que mon cerveau peut cogiter. Je ne lui laisse pas le temps en journée alors il se venge le soir et la nuit. Et je n'arrive pas à lutter. Et je suis fatiguée. Physiquement mais psychiquement aussi. Il y a des journées ou je suis fatiguée physiquement que je ne peux rien faire mais au moment du coucher je serais capable de gravir une montagne rien que pour repousser l'échéance d'aller au lit.

Je sais que ce sont des crises d'angoisse et que je me laisse facilement submerger par le flot d'émotions qui ont été ressortie pendant le travail à la clinique. On a été les chercher et maintenant, je n'arrive pas à les gérer, à les contrôler. Et moins j'arrive à m'endormir et plus je panique. Surtout les jours ou je dois me lever le lendemain.

Demain enfin tout à l'heure je dois me lever pour aller chercher des trucs qui sortent à lidl ce jour et pour être sur de les avoir je dois limite faire l'ouverture du magasin... Sauf que la il est 3h du matin. Le reveil sonne dans 5h grand max. Je suis le genre de personne qui a besoin de dormir 10/12h si ce n'est plus (je travaille de nuit)... Je sais que je ne pourrais pas. Et que ce sera un échec de plus pour moi. Je me dévalorise encore plus. Pourtant mon conjoint m'a dit que si j'y allait plus tard et qu'il n'y avait pas tout ce ne serait pas grave (les 3/4 des articles sont pour lui). Mais même en me disant ça je culpabilise car lundi par exemple j'ai réussi à me lever à 8h. Par contre certes à 23h max je dormais.

Les jours se suivent et se ressemblent plus ou moins, les angoisses, la dévalorisation de pas réussir à faire plusieurs choses, je tourne en rond d'être en arrêt aussi. Je devais reprendre début juin, mais ma cadre m'a mi 15 jours de congés qui avaient sauté avec mon arrêt, je reprend que le 17 juin. Ca va arrivé vite je le sais et quand on y sera je me dirais zut j'ai pas eut le temps de faire tout ce que je voulais faire pendant mon arrêt et à la fois ça me parait loin après déja presque 2 mois en arrêt à la maison, à supporter quasi h24 mon coinjoint qui est en télétravail, et qui par chance va être en vacances les 15 premiers jours de juin aussi, j'ai hâte de pouvoir voir autre chose, de reprendre le travail que j'aime, le rythme de nuit que j'affectionne.

Mille et une questions me viennent quand il s'agit du boulot, vais je de nouveau tenir une garde de 12h avec 3/4 d'heure de route, est ce que l'équipe va bien me réintégrer, est ce que je saurais encore exercer mon métier, l'angoisse de travailler sur un nouveau logiciel que je connais pas, gérer les pics d'activités et donc mes angoisses, gérer les gens etc etc etc.

Depuis ma sortie je n'ai pas vu grand monde, ma famille, ma belle famille, un cousin de mon conjoint mais c'est tout. Au départ c'était du au confinement. Maintenant que l'on est déconfiné, je suis déçue. Je ne suis pas quelqu'un qui sort beaucoup ou qui bouge beaucoup sur ses jours de repos, je suis plutôt casanière. Mais mes plus proches amies n'ont pas proposé quoique ce soit. J'ai 2 collègues avec qui je m'entend bien (une plus que l'autre), nous avons noël à féter et offrir nos cadeaux, la naissance d'un bébé, mon anniversaire et rien n'est proposé. J'ai proposé 2 fois à celle avec qui je m'entend le plus si elle était dispo que je passe la voir, car elle habite sur la route pour aller chez mes parents mais je n'ai essuyé que des refus... Je déchante un peu. Qu'elle est ma place auprès de ces personnes la? De mes amis en général? Même à la clinique je n'ai pas eut beaucoup de visites sauf de 3 collègues donc celle avec qui je m'entends le mieux qui est venu plusieurs fois avant le confinement. Ma meilleure amie n'a même pas proposé de venir.

Je suis déçue et je me sens plus seule que jamais. J'ai le syndrome de la peur de l'abandon et il est intensifié dans ces moments là. e sais que j'ai une pathologie invisible, mentale, que pas grand monde ne comprend. Et que quand je suis en crise je peux saouler les gens à être en boucle. Et le problème c'est que je n'arrive pas à vivre sans les autres, à exister sans eux... Je suis dans une impasse...

Ma vie est une vrai merde, qui tourne en boucle, sans débouché positif, sans espoir, sans lumière. Je n'ai jamais été optimiste mais je dis peut etre ça uniquement parce qu'il est 3h40 et que je ne rêverais que d'une chose dormir, d'un sommeil sans cauchemards et surtout réparateur... Bonne nuit mon monde des bisounours....