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MY LIFE, MY DIARY Journal intime créé par Befreeandwild

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 Il était temps
 Arnaud
 My life
 Envie d'écrire
 Meilleure amie perdu
 Réflexion
 Courte, très courte présentation
 Arnaud 2
 Soiree de merde qui s'annonce
10   Arnaud 3
11   Liens d'amitiés
12  --------------
13   Holidays
14   QUOOOOOOI!!
15   Arnaud 4
16   16e page
17  J'ai pleurée
18   Arnaud 5
19   Aucun titre ne me vient à l'esprit
20   Déprime en vue, SAD en vue ?
21   Le seul
22   Famille ?
23   Antoine
24   Blabla
25   Ma demi-soeur
26   17 juillet!
27   Juline Nate
28   A VOUS !
29   Antoine 2
30   J'ai envie
31   J'ai envie de retourner à Paris
32   Arnaud 6
33   MAGNIIIIIFIQUE
34   Arnaud 7
35   Vida loca
36   La Corse
37   Omg
38   Racontage de vie
39   Encore du changement
40   ... je pleure
41   Fumer
42   A bientôt !
J'ai pleurée      page publique

Sasha, je viens de recevoir ce message :

J'ai toujours voulu être quelqu'un de sensible, d'humain. Quelqu'un qui saurait écouter les autres, en toutes circonstances, sans rien demander en retour. Quelqu'un qui agit toujours en accord avec ses valeurs et son amour. J'ai toujours voulu être cette personne-là, une personne qui rimerait avec modestie, sincérité, tolérance. Je sais, ce sont de bien grands mots, mais j'ai toujours voulu être en accord avec ceux-là. A chacun de mes pas, je me suis efforcé de prendre le temps d'écouter, de comprendre l'autre, puis de l'aider, de lui donner sans compter. De respecter chacun dans son altérité, tout en cherchant en lui cette part commune d'humanité. Il aura suffi d'une fois pour basculer du fil que je m'étais tissé. Car ce n'était qu'un fil, là où il aurait fallu tisser une toile et la peindre en couleurs. "Je t'ai failli." C'est étrange comme des mots peuvent vous venir sans que vous y fassiez attention, vous les avez sur le bout de la langue, ça vous brûle un peu, et vous n'avez plus qu'à les écrire et qu'à essayer de les comprendre, a posteriori. J'ai failli dans cette aspiration que j'avais à devenir une telle personne, et j'y ai failli avec elle, cette amie que j'aime. Et puis je l'ai failli, parce que je l'ai manqué, raté, tout simplement. Comme un immense gâchis de n'avoir pas su la connaître davantage. Et c'est stupide, mais je reste persuadé que si nous nous étions rencontrés plus tôt, elle et moi, ça aurait été beaucoup mieux. Je ne savais pas à quel point il était dangereux de laisser tournoyer l'ombre de ses propres carences affectives. J'ai toujours voulu croire qu'à force d'aimer l'autre pour ce qu'il était, je finirai par m'aimer comme je suis. Qu'essayer de faire leur bonheur suffirait à me rendre heureux. Si tu y vois une quelconque grandeur d'âme dans ce raisonnement, j'y vois surtout un manque cruel de lucidité et de maturité. Que peut-on construire avec l'autre quand on n'a pas réussi à se construire soi-même? De cet aveuglement, il ne peut résulter que du bancal, de l'instable. La chute serait arrivée tôt ou tard. Ce fut celle-là, et après tout, il valait mieux qu'elle survienne maintenant que dans quelques années. "Je t'ai failli." Je reste seul avec ce bilan, un peu perdu, avec un peu de pluie et de brume dans les yeux. Je crois bien que ça a été la leçon la plus dure de toutes ces années. Se rendre compte de la puissance destructrice du verbe aimer. Plus encore, en arriver à se demander si l'on a aimé comme il aurait fallu. Si l'on a su aimer, en fait. Et se laisser dévorer par la culpabilité de n'avoir pas été ce qu'on aurait voulu être. D'avoir laissé parler l'égoïsme avant son coeur, quand on a toujours voulu noyer l'un et nourrir l'autre. Mais il n'est plus temps de défaire ou de refaire ; il est temps de faire, de construire, de bâtir. Grandir. Dans sa tête, dans son corps. Grandir avec le poids des années, sans rien oublier de ses joies, de ses peines. En apprenant sans cesse de ses erreurs, sans s'y complaire. Se construire en regardant toujours vers l'avant, avec autant d'incertitude au bout des doigts que de confiance au fond des yeux. Laisser le temps souffler sur les voiles, se laisser glisser sous le vent, doucement. Et puis apprendre à s'aimer avant d'aimer. Se laisser cueillir des étoiles. Apprendre à vivre un peu pour soi, pour se laisser ensuite la joie d'offrir mille fois plus d'amour et de vie aux autres qu'on ne l'aurait fait en ne s'écoutant pas, en s'oubliant. Apprendre à se construire pour savoir mieux partager. Voilà, j'espère ne pas m'y tromper cette fois. C'est ce que je souhaite du haut de mes vingt ans. Aujourd'hui, j'arrive à m'aimer comme je suis, alors pourquoi ce n'est pas mieux qu'avant ? C'est encore très différent de l'an passé. J'ai l'impression que quelque chose nous manque ou qu'on a failli à quelque chose. Pourtant ces derniers temps, tout va pour le mieux, enfin j'espère que tu penses la même chose. Tu sais, je me battais tous les jours. Ce que l'on vit en ce moment est et restera la chose la plus merveilleuse à mes yeux. L'amour à l'état pur. Le notre.
La vérité tu sais, c'et que je m'étais toujours persuadé que je n'avais besoin de personne, que seul, je m'en sortirais parfaitement. Je pensais ne devoir mon bonheur et ma réussite qu'à moi même. Je n'ai jamais voulu être dépendant de quelqu'un, encore moins aussi dépendant que je le suis avec toi. Je trouve ça faible de ma part d'avoir céder à ça. Tu sais que c'est soit toi, soit moi qui serions à tour de rôle le soumis. Mais jamais, on sera capable de se séparer, malgré tout, on s'aime tellement et on arrive pas à faire cesser tout ça. Aujourd'hui plus que jamais, je me ronge jusqu'au sang quand je ne sais pas ce que tu fais. Quand tu ne donnes plus de "signes de vie" pendant plus d'une heure. C'est encore plus imposant que jamais. Au début, j'ai toujours voulu me persuader que ça ne marcherait jamais, parce que c'était bien trop compliqué et la raison a laissé place à l'amour. Sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Mais l'attachement est une absurdité, pourtant, aucun être humain ne peut s'empêcher de faire entorse à cette règle. Les larmes coulent de plus en plus et à ce moment là, j'aimerais que ça soit la fin du monde. Que tout s'écroule autour de moi, ou plutot que je m'écroule en enfer. Là tout de suite, j'attends un je t'aime de ta part, même si je sais que tu ne le feras pas.. J'aimerais te donner de bonnes raisons de m'être attaché ou d'être tombé "amoureux" mais y'en a aucune. Sinon on en serait pas là. On est lié. Je pourrais jamais te laisser, c'est vrai. C'est plus fort que moi, je suis obligé de te parler. Que ça soit en s'engueulant ou en discutant. Tant que c'est toi que j'ai en face, je me sens "bien". Au moins là, je sais que tu m'oublies pas. J'ai l'impression que je m'arrête de respirer un long moment. Comme si j'entendais plus rien. Ne sentais plus rien. Comme si j'étais vide au fond de moi quand t'es pas là. Qui aurait cru que je serais aussi dépendant de toi, un vrai drogué, drogué à toi... De toi, pour toi. J'arrive même pas à me mentir à moi même, me convaincre que je peux être bien sans toi, que toi aussi tu peux être bien sans moi. On pourrait me dire qu'une autre fille pourrait te remplacer, faire tout ce toi tu fais mais le problème c'est que j'ai déjà fait mon choix. J'imagine tellement mal ma vie sans toi que je pourrais faire n'importe quoi pour que ça ne soit jamais le cas. Je me pose une question. Et si la réponse est non, je vais me sentir mal et ridicule. Est ce que toi tu ressens encore la même chose pour moi, avec la même ampleur ?
"Je t'aime trop pour te laisser croire que je peux me passer de toi. Que tu me trompes, je m'en fous, tant que tu as la sincérité de me le dire. Que tu me caches, je m'en fous, tant que tu viens me retrouver même pour une minute, même pour une seconde. La patience me va, et en t'attendant, c'est tout ton corps que je récite par coeur".

Je te dis que j'ai pleurée, toute les larmes de mon corps, vidé la boîte de mouchoir que je ne devais pas utiliser pendant les vacances!
Mais j'ai pas pu, Nat ma envoyée ça il y a quelques heures.
Il me fait mal à me dire ça, oui Nat je l'ai aimée pendant longtemps mais j'ai jamais rien dis. Je voulais que le bonheur de Juline qui elle d'ailleurs n'en avait rien à foutre de pourquoi je me sentais mal ou quoi que ce soit.. Tu parle d'une meilleure amie.
Maintenant que j'arrivais à me détacher de Nat, à me faire croire que j'aimais quelqu'un d'autre, il a fallu qu'il m'envoie ce foutu message. Je sais pas quoi faire.

Sasha, c'est dur l'amour.