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Réflexions et autres conneries Journal intime créé par bungle

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 BungleÂ’s Diary
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 Etrange fin de journée
 Sonia ou l'éternelle absence
 Bye bye Anna
 SEA
 SEX
 & SUN
 Le trauma de Sonia
10   Autobiographie misanthropique ?
11   Femmes je vous aime
12   Anna, ma collègue amante
13   Erika jÂ’ai trouvé !
14   Sonia ou l'incertitude
15   Le pianiste
16   temps libre Vs travail
17   Sonia : end of the story ?
18   JÂ’aime pas les lundi, quoique.
19   C'est la fête
20   Top Five
21   Ma première partouze
22   Pour me faire pardonner le chapitre précédent (Part. I)
23   Pour me faire pardonner le chapitre précédent (Part. II)
24   Amitié homme-femme, mythe ou réalité ?
25   QuÂ’est-ce quÂ’un journal ?
26   Week-end pluvieux, album radieux
27   Zouk machine
28   Déclaration de vacances
29   Amour, toujours !
30   'till death us apart
31   Condoléances
32   Remerciements
33   Chapitre I
34   vérité et paradoxe
35   Ploum ploum Tralala
36   Sombre désir
37   Souvenirs d'enfance
38   Kill da mouvement
39   Médiocrité pornographique
40   Rions un peu en attendant la mort
41   Do not disturb
42   Narcisse
43   Antiaméricanisme ?
44   Exister ? Mais pour quoi faire exactement ?
45   Entre deux maux quel mot choisir ?
46   L'aigle noir
47   Je suis las...
48   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 1
49   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 2
50   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 3
51   Acte 1, scène 4
52   Acte 1, scène 4 (suite)
53   Pourquoi on écrit ?
54  2 mondes
55   Ploum Ploum Tralala - chapitre 56.3
2 mondes      page publique

L'homme de droite est très moralisateur : "le travail est la valeur essentiel, l'oisiveté est mère de tous les vices, la fourmi est plus méritante que la cigale". Il a définitivement oublié son âme d'enfant pour parfaitement s'intégrer dans ce monde d'adultes.
Partisan du "on a que ce qu'on mérite" (en gros les pauvres et les chômeurs ne doivent leur condition de pauvres et/ou de chômeur qu'à leur incapacité à s'élever dans la société du fait de leur paresse quasi-génétique), il ne comprend pas que l'on puisse s'émouvoir de la misère de ces parasites qui ruinent notre beau pays.

L'homme de droite préfère les chiffres aux bons sentiments. Les chiffres ont valeur de vérité absolu. Si on leur dit que derrières telle mesure il y a des personnes qui vont se retrouver dans un désarroi dramatique, il vous répondra que la situation financière est tel que l'on ne peut continuer sans cesse à grossir le déficit.

L'homme de droite est courageux. Il n'hésite pas à prendre partie contre les chômeurs qui abusent du système, contre les malades qui abusent du système, contre les intermittents qui abusent du système, contre les jeunes qui abusent du système, contre les syndicats qui abusent du système, contre les patrons qui abusent du système… euh non pour la dernière en fait ça va, pour une fois l'homme de droite est tolérant.

L'homme de droite a la colère sélective. Il ne supporte pas que SES impôts (oui, l'homme de droite pense qu'il est le seul a payé des impôts) servent à des choses aussi inutiles que : rembourser les soins médicaux, payer les fonctionnaires, payer les chômeurs, payer les artistes, payer ces fainéants de la SNCF (tout fonctionnaire est un fainéant, l'homme de droite le sait bien). Par contre il est toujours d'accord pour financer l'armement et le patronat. Lui qui voit des privilégiés partout (oui, l'homme de droite croit bien naïvement que les fonctionnaires, les profs et les intermittents du spectacle sont les privilégiés de notre société), il sera le premier à se réjouir de la création d'un nouveau porte-avion ou de la dernière privatisation. Il ne critiquera jamais le système de retraite des militaires. Pour lui les militaires c'est la fierté de son pays. (l'homme de droite aime bien la guerre, pas pour la faire juste pour la regarder, il est pas fou non plus).

L'homme de droite est une victime justement des fonctionnaires qui le prennent régulièrement en otage (oui, l'homme de droite s'invente des fois des histoires pour pimenter sa vie. Il se prend ainsi parfois pour un otage prisonnier entre les griffes des vils fonctionnaires dans on ne sait quel geôle improbable. Ne lui dites rien surtout, l'homme de droite a lui aussi le droit de rêver après tout).

L'homme de droite aime s'encanailler en écoutant du Brassens, en buvant parfois un peu plus que de raison ou encore en participant au forum de Libé. Ce qui prouve que l'homme de droite peut parfois redevenir humain.

L'homme de droite n'a pas assez d'humour pour rire de tout cela. Il affichera son mépris condescendant et sa présumé supériorité dialectique en assenant une sentence définitive sur le misérabilisme de son interlocuteur. De toute façon son interlocuteur ne l'entendra pas il est parti écouter les arbres poussés, un pet de beu à la bouche et la femme de sa vie dans ses bras. La cigale est définitivement indécrottable.

Deux mondes vous dis-je