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Réflexions et autres conneries Journal intime créé par bungle

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 BungleÂ’s Diary
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 Etrange fin de journée
 Sonia ou l'éternelle absence
 Bye bye Anna
 SEA
 SEX
 & SUN
 Le trauma de Sonia
10   Autobiographie misanthropique ?
11   Femmes je vous aime
12   Anna, ma collègue amante
13   Erika jÂ’ai trouvé !
14   Sonia ou l'incertitude
15   Le pianiste
16   temps libre Vs travail
17   Sonia : end of the story ?
18   JÂ’aime pas les lundi, quoique.
19   C'est la fête
20   Top Five
21   Ma première partouze
22   Pour me faire pardonner le chapitre précédent (Part. I)
23   Pour me faire pardonner le chapitre précédent (Part. II)
24   Amitié homme-femme, mythe ou réalité ?
25   QuÂ’est-ce quÂ’un journal ?
26   Week-end pluvieux, album radieux
27   Zouk machine
28   Déclaration de vacances
29   Amour, toujours !
30   'till death us apart
31   Condoléances
32   Remerciements
33   Chapitre I
34   vérité et paradoxe
35   Ploum ploum Tralala
36   Sombre désir
37   Souvenirs d'enfance
38   Kill da mouvement
39   Médiocrité pornographique
40   Rions un peu en attendant la mort
41   Do not disturb
42   Narcisse
43  Antiaméricanisme ?
44   Exister ? Mais pour quoi faire exactement ?
45   Entre deux maux quel mot choisir ?
46   L'aigle noir
47   Je suis las...
48   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 1
49   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 2
50   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 3
51   Acte 1, scène 4
52   Acte 1, scène 4 (suite)
53   Pourquoi on écrit ?
54   2 mondes
55   Ploum Ploum Tralala - chapitre 56.3
Antiaméricanisme ?      page publique

Depuis «la guerre en Irak II, le retour» quand on ose émettre une critique sur la politique internationale américaine, on se voit immanquablement traité d’anti-américain primaire. Cette qualification, de la manière dont elle est proférée, sous entend que nos motivations ne sont mues que par un rejet quasi-viscéral de tout ce qui touche de près ou de loin aux Etats-Unis. Nos propos sont ainsi discrédités car fortement subjectif et donc aux yeux des "pro-américains" emprunt de la plus totale mauvaise foi. L'intérêt de ce qualificatif balancé comme une fin de non recevoir c'est de couper court à la discussion selon un raisonnement pour le moins simplificateur : "tu critiques la politique des Etats-Unis, donc tu es anti-américain, donc de partie pris, donc de mauvaise foi". Imparable.

Imparable, mais complètement infondé. A qui profite le crime ? Il est évident que toute réflexion ou prise de position se drape de subjectivité tout en reposant sur des faits objectifs et ceci quelque soit notre analyse de la situation. Or il y a des subjectivités qui seraient admises pendant que d'autres seraient honnies.

L'anti-américanisme repose sur un malentendu. L'idée n'est pas de dénigrer l'américain car américain, mais plutôt une conception de la politique qui se base sur des valeurs et/ou sur des intérêt vis à vis desquelles nous sommes critiques. Il se trouve que les Etats-Unis assument un leadership dans bien des domaines allant de l'économie au règlement des conflits internationaux. Un poids sur le monde entier qu'aucun autres pays ne peut concurrencer. A partir de là se dégage une idéologie qui comme toute idéologie doit être contestable, dans le sens où aucune idéologie, par définition, ne peux se positionner en tant que vérité absolue.

Il parait difficilement condamnable de s'opposer à une doctrine que l'on juge inadéquate par rapport à notre propre sens des valeurs. Or critiquer la politique américaine ressemble de plus en plus à un crime de lèse majesté. Ceci est inquiétant à plusieurs niveaux. D'une part, la thèse de la bipolarité du monde chère à debeulyou Bush semble avoir gagné du terrain au delà même des frontières états-uniennes. Le monde devrait se diviser entre ceux qui sont derrière l'Amérique (l'axe du bien) et les autres (l'axe du mal). Vision au manichéisme ridicule. D’autres part ce courrant de pensée coupe l’herbe sous le pied à toutes autres conceptions idéologique qui refuse de se placer sur le terrain du pro ou de l’anti-américanisme. Or il existe des solutions alternatives qui ne se positionnent pas nécessairement sur notre accointance ou notre rejet de l’Amérique.

Le qualificatif d’antiaméricanisme n’est-il pas au bout du compte un moyen aisé de réduire à sa plus stricte expression toutes idéologies naissantes qui ne se positionnerait pas sur les valeurs défendues par le pays à la bannière étoilée ? La question mérite en tout cas d’être posé.