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Réflexions et autres conneries Journal intime créé par bungle

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 BungleÂ’s Diary
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 Etrange fin de journĂ©e
 Sonia ou l'Ă©ternelle absence
 Bye bye Anna
 SEA
 SEX
 & SUN
 Le trauma de Sonia
10   Autobiographie misanthropique ?
11   Femmes je vous aime
12   Anna, ma collègue amante
13   Erika jÂ’ai trouvĂ© !
14   Sonia ou l'incertitude
15   Le pianiste
16   temps libre Vs travail
17   Sonia : end of the story ?
18   JÂ’aime pas les lundi, quoique.
19   C'est la fĂŞte
20   Top Five
21   Ma première partouze
22   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. I)
23   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. II)
24   AmitiĂ© homme-femme, mythe ou rĂ©alitĂ© ?
25   QuÂ’est-ce quÂ’un journal ?
26   Week-end pluvieux, album radieux
27   Zouk machine
28   DĂ©claration de vacances
29   Amour, toujours !
30   'till death us apart
31   CondolĂ©ances
32   Remerciements
33   Chapitre I
34   vĂ©ritĂ© et paradoxe
35   Ploum ploum Tralala
36   Sombre dĂ©sir
37   Souvenirs d'enfance
38   Kill da mouvement
39  MĂ©diocritĂ© pornographique
40   Rions un peu en attendant la mort
41   Do not disturb
42   Narcisse
43   AntiamĂ©ricanisme ?
44   Exister ? Mais pour quoi faire exactement ?
45   Entre deux maux quel mot choisir ?
46   L'aigle noir
47   Je suis las...
48   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 1
49   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 2
50   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 3
51   Acte 1, scène 4
52   Acte 1, scène 4 (suite)
53   Pourquoi on Ă©crit ?
54   2 mondes
55   Ploum Ploum Tralala - chapitre 56.3
MĂ©diocritĂ© pornographique      page publique

Tu regardes les films aux trois X toi ? Je ne te parles pas des soirées beuveries où l’on matte discrètement entre deux gloussements les ébats entre une pouf siliconée et un mâle au chibre chevalin. Non, je te parle de regarder un film de cul du début jusqu’à la fin comme un vrai film quoi.

L’indigence artistique de ces «œuvres» n’a de cesse de me stupéfier. On m’objectera que cette pauvreté artistique n’est que la conséquence de budgets aussi réduits que la pilosité affichée des starlettes des sus nommés films, ce à quoi je répliquerais avec mon franc parler coutumier qu’il s’agit là d’une excuse bien facile et que nombre de film de cinéma traditionnel (au sens non-classé X) ont su faire preuve d’ingéniosité en compensant un faible budget par un esprit créatif. Le talent n’est pas une question de budget loin de là.

D’autres m’objecteront que la finalité d’un film de boules (mon dieu que cette expression est moche mais tellement parlante en même temps) se limite simplement à se vider les couilles (mon dieu que cette expression est moche mais tellement parlante en même temps), ce à quoi je rétorquerais telle une guêpe plantant son dard que le cinéma pornographique n’est réduit qu’à cela du fait justement de son manque d’ambition artistique.

L’incroyable conformisme dans lequel baigne le milieu du cinéma X est désolant.. Tous les films se ressemblent étrangement :
- même absence de scénario,
- scènes de cul toujours filmées dans la même continuation narrative (pipe, pénétration, sodomie, éjac faciale),
- réalisation sans caractère (toujours les mêmes gros plans affreusement éclairés),
- acteurs inexpressifs et interchangeables (tous les mecs ont des grosses bites, toutes les nanas sont totalement ou quasi-totalement rasées avec si possible un piercing dans le nombril voire pour les plus aventureuses sur le clito, les seins sont garanties totalement faux à 90%, et tous ont la particularité de ne pas savoir jouer la comédie),
- bande son totalement indigne dÂ’une Âśuvre professionnelle (musique yamaha dÂ’ascenseur, post synchro caricatural et sonnant horriblement faux),
- dialogue faisant passer n’importe quel merde d’AB prod pour un sommet de littérature,
- Â…etc.

Le constat est d’autant plus amer que le sexe est l’un des grands piliers de nos vies. A ce titre il mérite donc beaucoup plus d’égard que ce salmigondis de médiocrité. Pourquoi les véritables réalisateurs (ceux qui savent placer une caméra et utiliser une table de montage) s’intéressent-ils si peu à la représentation pornographique (on notera bien sûr le très beau «l’empire des sens», les souvent drôles films de Russ Meyer, les souvent chiants films de Catherine Breillat entre autres contre-exemples) ?
Et bien je ne sais pas mais je me remercie quand même de m’être posé la question. Je vais peut être m’y mettre remarque. Réalisateur de bons films de cul c’est pas mal ça comme métier !