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Réflexions et autres conneries Journal intime créé par bungle

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 BungleÂ’s Diary
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 Etrange fin de journĂ©e
 Sonia ou l'Ă©ternelle absence
 Bye bye Anna
 SEA
 SEX
 & SUN
 Le trauma de Sonia
10   Autobiographie misanthropique ?
11   Femmes je vous aime
12   Anna, ma collègue amante
13   Erika jÂ’ai trouvĂ© !
14   Sonia ou l'incertitude
15   Le pianiste
16   temps libre Vs travail
17   Sonia : end of the story ?
18   JÂ’aime pas les lundi, quoique.
19   C'est la fĂŞte
20   Top Five
21   Ma première partouze
22   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. I)
23   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. II)
24   AmitiĂ© homme-femme, mythe ou rĂ©alitĂ© ?
25   QuÂ’est-ce quÂ’un journal ?
26   Week-end pluvieux, album radieux
27   Zouk machine
28   DĂ©claration de vacances
29   Amour, toujours !
30   'till death us apart
31   CondolĂ©ances
32   Remerciements
33   Chapitre I
34  vĂ©ritĂ© et paradoxe
35   Ploum ploum Tralala
36   Sombre dĂ©sir
37   Souvenirs d'enfance
38   Kill da mouvement
39   MĂ©diocritĂ© pornographique
40   Rions un peu en attendant la mort
41   Do not disturb
42   Narcisse
43   AntiamĂ©ricanisme ?
44   Exister ? Mais pour quoi faire exactement ?
45   Entre deux maux quel mot choisir ?
46   L'aigle noir
47   Je suis las...
48   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 1
49   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 2
50   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 3
51   Acte 1, scène 4
52   Acte 1, scène 4 (suite)
53   Pourquoi on Ă©crit ?
54   2 mondes
55   Ploum Ploum Tralala - chapitre 56.3
vĂ©ritĂ© et paradoxe      page publique

Je ne sais que penser de Beigbeder. Je viens de finir son dernier bouquin "Windows on the world" dans lequel il raconte les dernières heures d'un père et de ses deux enfants coincés dans le haut du world trade center un certain 11 septembre 2001. Il mêle au récit de l’angoisse vécu par ces morts en sursis, ses propres doutes, ses interrogations.

L’idée de départ me semble assez judicieuse : raconter l’irracontable. Irracontable car personne n’était là pour pouvoir témoigner de ce qui s’est vraiment passé pour ceux qui sont restés coincés au dessus de l’avion n’ayant pas d’autres solutions que d’attendre la mort inéluctable. Irracontable, car nos sociétés occidentales n’aiment pas regarder de trop près le malheur lorsqu’il nous touche directement.

Beigbeder m’agace parce que l’écrivain semble être à mille lieux du personnage public et le personnage public est tellement sur le devant de la scène qu’il occulte forcément l’écrivain.
”99 francs” m’avait plu car il dépeignait avec une grande justesse les travers de cette société trop capitaliste pour être humaine. L’écrivain sabrait rageusement le milieu de la publicité et à travers lui le milieu de la grande consommation et donc de manière plus ou moins directe le système capitaliste. Le personnage public, pendant ce temps, était de toutes les fêtes de la jet-set, ce milieu pourri où l’opulence financière s’exhibe sans aucune pudeur, où la conscience politique est aussi présente que le caviar chez la classe ouvrière.

Dans son dernier livre, Beigbeder ne peux s’empêcher de digresser sur son propre nombril, sur ses histoires personnels de cœur et de cul. Les liens avec le 11 septembre sont extrêmement ténus parfois mais il arrive la plupart du temps à retomber sur ses pattes, habile qu’il est. Beigbeder est indéniablement doué mais tout aussi indéniablement insupportable. Et nous, en tant que lecteurs, sommes perdus entre ces deux facettes antagonistes et néanmoins concomitantes.

Beigbeder est agaçant comme nous le sommes tous. L’être humain est un paradoxe vivant qui passe son temps à démentir ce qu’il est vraiment ou ce qu’il aimerait être. Nous sommes tout et son contraire et au bout du compte nous ne sommes plus grand chose. Des êtres pensants traversés en de trop rares moments par des fulgurances de vérité.