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Réflexions et autres conneries Journal intime créé par bungle

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Ce journal est partiellement publique
Journal public


Préface
 BungleÂ’s Diary
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Etrange fin de journée
 Sonia ou l'Ă©ternelle absence
 Bye bye Anna
 SEA
 SEX
 & SUN
 Le trauma de Sonia
10   Autobiographie misanthropique ?
11   Femmes je vous aime
12   Anna, ma collègue amante
13   Erika jÂ’ai trouvĂ© !
14   Sonia ou l'incertitude
15   Le pianiste
16   temps libre Vs travail
17   Sonia : end of the story ?
18   JÂ’aime pas les lundi, quoique.
19   C'est la fĂŞte
20   Top Five
21   Ma première partouze
22   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. I)
23   Pour me faire pardonner le chapitre prĂ©cĂ©dent (Part. II)
24   AmitiĂ© homme-femme, mythe ou rĂ©alitĂ© ?
25   QuÂ’est-ce quÂ’un journal ?
26   Week-end pluvieux, album radieux
27   Zouk machine
28   DĂ©claration de vacances
29   Amour, toujours !
30   'till death us apart
31   CondolĂ©ances
32   Remerciements
33   Chapitre I
34   vĂ©ritĂ© et paradoxe
35   Ploum ploum Tralala
36   Sombre dĂ©sir
37   Souvenirs d'enfance
38   Kill da mouvement
39   MĂ©diocritĂ© pornographique
40   Rions un peu en attendant la mort
41   Do not disturb
42   Narcisse
43   AntiamĂ©ricanisme ?
44   Exister ? Mais pour quoi faire exactement ?
45   Entre deux maux quel mot choisir ?
46   L'aigle noir
47   Je suis las...
48   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 1
49   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 2
50   Ploum Ploum Tralala, Acte 1, scène 3
51   Acte 1, scène 4
52   Acte 1, scène 4 (suite)
53   Pourquoi on Ă©crit ?
54   2 mondes
55   Ploum Ploum Tralala - chapitre 56.3
Etrange fin de journĂ©e      page publique

Hier il m’est arrivé quelque chose qui m’a pour le moins scotché. Comme tous les soirs je rentrais chez moi vers les 22h00 (je finis mon travail à 21h00). Ma sœur et trois amis étaient en train de jouer au Risk en écoutant le dernier Silmarils.

« Y a quelqu’un qui a appelé pour toi » m’annonce-t-elle en jetant les dés.
- Qui ?
- Chais pasÂ… une fille !
- T’as pas pris ses coordonnées ?
- Nop

Non perturbé par ce manque flagrant de professionnalisme qui caractérise ma sœur dans son travail de standardiste à domicile, je me réchauffais les quelques pâtes restantes que la tablé de joueurs avait daigné me laisser. Le téléphone sonna. « Je prends » lançais-je à ma sœur en engloutissant le reste des pâtes qui stagnait dans ma bouche.

- Allo ?
- Bonsoir, est-ce que Manu est lĂ , sÂ’il vous plait.
- CÂ’est moi
- Manu ?! Salut, cÂ’est SoniaÂ…
- Â…

Sonia, Sonia ? La seule Sonia que je connaissais me replongeais quelques deux ans en arrière, époque où je vivais alors avec la sus nommé une romance des plus enflammées. Il se trouve que la Sonia du téléphone avait la même voix que ma Sonia d’il y a deux ans.

- Ben, ça fait plaisir
- SoniaÂ… Quelle surprise ! Comment vas-tu ?

Ma longue hésitation s’expliquait largement par le fait que je n’avais plus eu de nouvelles de la miss depuis deux ans. Deux ans que je me demandais ce qui avait bien pu se passer. J’avais connu Sonia au lycée par l’intermédiaire d’un de mes amis. Notre attirance l’un pour l’autre s’était très rapidement déclaré et notre histoire avait duré le temps de ma dernière année au lycée. Je savais bien en juin qu’elle devait déménager dans le sud à la rentrée suivante, mais nous nous étions jurés de rester en contact et de se voir régulièrement les week-end si notre bourse le permettait. A la rentrée suivante, Sonia avait bien déménagé mais ne m’avait laissé ni adresse ni numéro de téléphone. Les semaines passèrent et l’absence de nouvelles m’imposa une conclusion à laquelle je n’aurais jamais voulu me résigner : mon histoire avec Sonia, était fini.

- Ca va bien et toi ?
- Ca va, ça va … en fait je suis un peu sur le cul là.
- Je suis désolé je n’ai pas pu te donner de nouvelles. Il faudra que je t’explique.
- Alors quÂ’est ce que tu deviens ?
- On peut se voir ?
- Quand ?
- Ce soir ?
- Ce soir … euh non … je peux pas … je suis avec des amis mentais-je à moitié.
- Demain soir alors ?!
- Oui, demain soir si tu veux.
- Je suis désolée je dois te laisser maintenant, je te rappelle demain, ok ?
- Ok.
- Bisous Ă  demain.
- A demain.

Je raccrochais sans même me rendre compte qu’encore une fois je me retrouvais sans aucun moyen de la joindre. Mon comportement peu loquace traduisait parfaitement le trouble dans lequel m’avait glissé cette communication. Allait-t-elle vraiment me rappeler ? Elle ne m’aurait pas appelé ce soir sinon.

Au fond de moi les souvenirs les plus enfouis refaisait un à un surface. Malgré le temps qui était passé, il était évident que j’éprouvais toujours des sentiments pour Sonia. Mais bon, deux ans sans nouvelles, elle a intérêt à me sortir une bonne excuse.

Wait and see. RĂ©ponse ce soir.