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Pour toi, que j'aime tant ! Journal Collectif créé par

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Préface
Toi seul...
à toi Seb mon amour
A mes 3 amours
Pourquoi je t'aime...
Amour! Quand tu nous tiens!
À jamais dans mon coeur
hum..
Je l'aime fow
A 3 personnes particulière..
10  Un étranger si proche
11  Richard
12  mon super heros...
13  à mon meilleur ami...
14  mon amour pour ma meilleure amie:mounia
15  Pour toi Samir!
16  Pour ma maman que j'aime
17  A Benoit...
18  Laurent, parce que c'est toi
19  Ode à ton corps
20  Pour Adrien
21  pour jimmy
22  mon bel amant
23  Yann
24  POur ma meilleure amie
25  Floel
26  à bilou
27  2 noms, 1 chagrin...
28  Je l'aime, Je l'aimais...
29  Tridou...
30  mes chers amis...
31  A mon doudou
32  Danny
33  Pourquoi...?!
34  boss
35  Pour Chloé
36  mon peti ange
37  Lui..
38  Pour toi, mon amour, l'homme de ma vie
39  pour toi ke je déteste
40  Pour vous ke j'aime ou aimait tant...
41  Eux
42  Vive l'amitié!!
43  Pour Aaliyah (la chanteuse !!!)
44  luv you 4eva
45  je laime parce que...
46  le meilleur ami au monde
47  Pour toi qui a innocemment bouleversé ma vie...
48  Love attitude
49  Pour lui que jaime , pour mon ame soeur ...
50  Marianne, la fille la plus formidable que je connaisse !
51  Toi qui sauras te reconnaître
52  lettre d'amour qu'il ne lira jamais...
53  Celui qui sait planer sans joint.
54  j't'adore ma grande soeur!
55  Pour Toi...
56  pour tous ceux que j'aime
57  Tu es juste PHILOU
58  Tout ce que j'aime de toi...
59  il ne le saura jamais
60  A toutes ces personnes si chères pour moi
61  Pour toi...
62  Juste: Je t'aime
63  Mon Guigui
64  a toi mon boubou
65  L'homme de ma vie
66  marie-thérèse
67  Je t'aime parce que...
Ode à ton corps 3/6/2003

J'aime un homme à m'en faire éclater le coeur. J'ai mis ma plume au service de mon amour que je ne peux pas mieux exprimer autrement.

Ode à ton corps



Ton corps m’était un territoire inconnu, et l’est redevenu avec le temps. Qu’importe, il
me plaît de me rappeler avec douce nostalgie les découvertes que j’ai faites et les beautés que
j’ai admirées lors de mon insatiable voyage. Les plus belles photos sont imprimées dans ma
mémoire. Laisse-moi te décrire ta contrée, qui est devenue la mienne.

Au pôle nord de ta stature se trouve ton âme, qui se dissimule dans les traits de ton
visage. Dominé par de beaux cheveux noirs soyeux, ta tête imposait le sérieux, le dévouement
et l’ambition. J’aimais glisser mes doigts dans cette chevelure sombre comme un univers. Pareil
à une péninsule, tes cheveux laissaient place à une vaste étendue de peau qu’était ton front. Des
sillons commençaient à naître, traces de tes nombreux tracas. Quand tu souriais, tout cela
n’était qu’un mirage. Mais le sourire ne vivait pas que sur tes lèvres, il se trouvait aussi dans tes
yeux. Tu avais un regard brun comme un chocolat belge et si pénétrant que je me réservais
l’ultime bonheur de ne le croiser que dans les moments les plus forts de notre intimité. Tu avais
des yeux si joyeux et si beaux qu’il était difficile d’y résister. Je n’en ai jamais été capable. Tes
prunelles étaient encadrées par des cils magnifiquement recourbés, qui ajoutaient une douceur
à ton regard braisé. Ensuite venait ton nez, comme un rocher, pour ajouter un soupir à la
portée de ma bouche qui dérivait sur une de tes joues. Une joue rose où se creusait un petit
fossé rempli de sourires. Ta peau ne subissait pas la rugosité de la barbe, seulement l’éclosion
de petites roses, signe de ton éternelle jeunesse. Mes doigts erraient jusqu’à ta bouche, deux
rives complètement différentes mais qui, réunies, formaient un long fleuve qui coulait jusqu’au
mien. C’était, laisse-moi me rappeler, comme deux vagues qui s’entrechoquaient pour créer des
remous sur ma plage. Ta lèvre supérieure ressemblait à un oiseau, celle inférieure, à l’horizon.
Quand je t’embrassais, c’était comme entrer de plein fouet dans une tornade caniculaire. Par la
suite, ton menton s’annonçait abrupt, mais charmant, telle une pointe cachant une falaise: ton
cou. Ce cou, cette chute où un sommet se dressait, ta pomme d’Adam. C’était à cet endroit que
je te baisais le plus souvent et qui te faisait fermer les yeux. Lorsque j’en faisais le tour, je
rencontrais ta nuque. Large, solide et puissante, il s’agissait d’un tronc où pointait la naissance
de tes cheveux. Selon les mouvements de ta tête, il y avait un fossé qui se taillait une place en
plein milieu. Quand mes doigts caressaient cette baie, je sentais ta robustesse et ta douceur à la
fois, et quand j’y approchais mon odorat, ton parfum sucré se logeait dans un nid douillet dans
ma mémoire, comme ma tête au creux de ton épaule inflexible. Ces deux épaules, prêtes à
surmonter tous les malheurs, ceux qu’on imagine et ceux qu’on ne veut pas imaginer,
délimitaient une plaine vallonnée. Ton torse imberbe, nullement juvénile, était le fier résultat
d’heures d’entraînements intensifs. J’aimais y appuyer mon oreille pour écouter battre ton
métronome. Ma tête s’y nichait souvent pour y passer la nuit. En parallèle, il y avait ton dos,
divisé par une colonne ondoyante qui sillonnait depuis la fin de ta nuque et qui se balançait
jusqu’aux attendrissantes fossettes de tes reins. Tous tes muscles travaillaient avec acharnement
pour soutenir ta fierté. Et ta peau était tellement satinée que mes doigts laissaient toujours une
trace d’émoi quand ils s’insinuaient sur ton corps. Ton pays possédait toutefois des barrières.
Longues et musclées, sans être gonflées d’artifice, elles avaient la caractéristique de garder et de
veiller sur celle qui habitait ton île. Tes bras réconfortaient toute âme en prise à la tristesse, de
par un câlin chaud et spontané. C’était sentir chacune de tes veines palpiter quand j’appuyais
dessus; c’était demeurer en extase devant la montagne qui roulait sur ton bras, synonyme de ta
force. Continuant ma descente, j’ai rencontré tes avant-bras, parfaits en tout angle, où les os se
culbutaient en harmonie pour articuler tes récepteurs sur mon corps. Dix plumes ont tracé mes
courbes; je n’ai pas compté toutes les nuits mais je me rappelle de toutes, sans relâche, sans
s’irriter, comme si un mystère surgissait à chaque centimètre. J’ai été couverte de frissons des
jours entiers, sans jamais m’en séparer, telle ton image dans ma tête. Au sein de tes doigts
vivait ta paume. Une carte routière de ta vie. Tu étais particulièrement chatouilleux à cet
endroit. Ça faisait éclater ton rire sonore et ça emballait mon coeur. Mon coeur et mes yeux qui
s’étonnaient de voir, nuit après nuit, comment tes mains pouvaient combler tous les vides et
épouser mes rondeurs, sans jamais me brusquer. Tu as tout fait. Tu as redessiné mon échine,
affolé mes cheveux, clos mes yeux, créé mes lèvres, façonné mes seins et basculé mon bassin.
Tes mains s’unissaient quelquefois, tout près d’une terre de culture. Ton ventre était séparé en
petits lots d’égale étendue, et un puits se dressait au centre. Un minuscule orifice qui t’amenait
la vie autrefois tenait lieu de niche à secrets. J’y déposais mes voeux sous forme de baisers.
Maintenant, il serait facile de chuter sous l’équateur, mais comme celui-ci fait le tour de la
terre, il ne faudrait pas oublier l’Orient de ton être. J’avais déjà abordé ces fossettes qui
chaviraient vers des vallées plus ensoleillées. Elles terminaient la cascade du dos avec
délicatesse, laissant place à la nature d’y implanter ses régions. Lorsque je me rendais dans ces
zones chaudes, j’en devenais toute tremblante devant tant de nouveautés. J’y voyais deux
collines, surplombant un vallon sombre. Sur ces terres rondes comme des lunes, j’ai admiré ton
duvet doré, me perdant dans la magnificence de cet aspect rafraîchissant d’un enfant. Je
promenais mes doigts sur ce petit velours touchant, sans jamais me lasser. Je me rappelle
encore de la clarté du jour nouveau illuminer ces poils minuscules, me ramenant à des
souvenirs de champs de blé, un matin d’été. Se terminant sèchement, tel un jeune élève
stoppant le mouvement de son compas, tes fesses cachaient le corridor réservé à notre plaisir.
Je ne connaissais rien de ton corps; je ne savais pas comment il allait réagir, qu’est-ce qu’il
aimait comme caresses, mais je me suis quand même aventurée. Tout doucement, j’ai essayé
de t’émouvoir par mes mains et ma bouche. Quand j’ai embrassé ton cou, tu as fermé tes yeux;
quand je me suis agenouillée, tu t’es inquiété; quand j’ai fait valser ma langue autour de ton
membre déjà durci par ma présence, tu ne t’en faisais plus. Cette étrange sensation qu’était de
sentir une partie de ta personne contre les parois de ma bouche m’a marquée, et je me suis
permise de le répéter encore et encore. À ce moment, j’entendais les prémices de ton hymne
national. Ton organe tout rose prenait une taille impressionnante, se dressant au milieu de ta
toison luxuriante, tel un chêne à sa pleine maturité. Aussi, la nature a bien fait les choses: elle a
esquissé un petit sentier ente ton nombril jusqu’à ta forêt, pour ne jamais me perdre. Si je
continuais à voyager vers le sud, je longeais tes interminables berges, couvertes de légères
herbes obscurcies. Mon bonheur à moi était d’admirer tes cuisses musculeuses, quand tu
marchais dans ta chambre, tôt le jour. La façon dont tes fibres s’entremêlaient au-dessus de tes
genoux m’a toujours fascinée. Quand tu étendais tes jambes, tes rotules s’enfonçaient comme
dans un doux sable mouvant, découpant ainsi le reste de ton corps. Tes mollets, deux croissants
bien rôtis, voyageaient du derrière de tes genoux jusqu’à tes talons d’Achille, bien définis.
Ceux-ci retenaient tes pieds, comme de petits ponts rejoignant les ports de ta lande. Comment
définir tes pieds? J’aimais voir les cinq cordes articuler tes dix orteils qui ressemblaient à des
bateaux gardant ton équilibre. Des lots de fraises vivaient à proximité de ton pôle sud, et quand
on les frôlait, ça picotait comme des feux d’artifices qui se préparaient à exploser. Exploser
comme moi, quand tu me touches et que je croise ton regard brûlant. C’est à cette seconde
précise, juste avant que je perde le nord, que j’ai la certitude que c’est toi, mon unique pays.

Zara

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